06/10/20
Combat de nègre et de chiens à Paris les 7 et 8 octobre à 20h au Centre Wallonie-Bruxelles, dans le cadre du festival Francophonies Métissées
Pourquoi monter une œuvre jouée à de multiples reprises ? selon vous, qu’est-ce qui distingue votre approche? Quelle était l'urgence ?
Je travaille en effet souvent sur le répertoire, sur des monuments. Je crois que j’aime venir en second, chercher à jouer, aujourd’hui, avec quelque chose qui n’est plus, avec l’empreinte intime de cette disparition, avec l’Histoire, celle des hommes, celle du théâtre. Je ne cherche pas vraiment une approche qui se distingue, j’essaye juste de travailler sur les textes et leurs présences, dans une relation de proximité et d’étrangeté qui créé des frictions. Combat est un texte que j’ai promené longtemps avec moi, j’aime son mystère, qui reste entier, son monde, son incandescence - l’impossible fraternité, les tractations impuissantes de ce vieux renard, ce pont mal construit qui s’écroule, cette moiteur, cette peur et ce désir. Koltès joue avec le cinéma, avec le genre, mais l’aventure, l’expérience est fondamentalement théâtrale. Archaïque, elle repose entièrement sur le langage et son impuissance à noyer dans un flot de mots la demande d’Alboury, ce corps, cette dette, cette demande mythologique qui résonne aujourd’hui dans toute sa violence.
Pouvez-vous nous expliquer le choix de vos interprètes ? Une évidence pour vous ? Ainsi que le parti-pris de votre mise en scène qui tangue entre réalisme et hallucination ?
Nous avons régulièrement travaillé avec Fabien et Berdine depuis notre sortie d’école, ils sont en quelque sorte comme les pôles opposés de la géographie de nos spectacles. François et Thierry nous ont rejoint sur cette aventure. Il me semble que ce qui m’intéresse, c’est les mouvements contradictoires, intimes et collectifs, les empêchements. Fabien apporte à Cal fièvre et douceur, l’Horn de Thierry est un drôle de monolithe de faiblesse, Berdine est une Léone animale et perdue, la fierté de l’Alboury de François se brouille dans le désir. L’univers du spectacle navigue en effet entre Lynch et Tavernier. Entre le surréalisme hypnotique d’un autre lointain Ouest de l’occident démiurgique, une Afrique rêvée, fantasmé sous psychotropes dans les ruines maya de Tikal - et le réalisme loufoque, truculent et franchouillard de Coup de torchon, parce qu’il y aussi chez ces cabots quelque chose d’un vaudeville.

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COMBAT DE NèGRE ET DE CHIENS
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