PLATONOV
Anton Tchékhov
mise en scène Thibaut Wenger
Un lendemain de fête, entre Feydeau sous acide et Don Juan triste.

Monter le brouillon Platonov est une aventure. Avec une bande de jeunes acteurs, nous jouons avec cette matrice libre et ouverte, lue au prisme d’inquiétudes contemporaines. C’est un extraordinaire mobile pour le jeu, qui attrape la vie dans un rapport à la fois sensible et facétieux, passionné et désinvolte.
mise en scène Thibaut Wenger
avec Fabien Magry, Marie Luçon, Tristan Schotte, Nathanaëlle Vandermissen, Joséphine de Weck, Mathieu Besnard, Nicolas Patouraux, Marcel Delval, Laetitia Yalon, Emilie Maréchal, Emile Falk-Blin
scénographie Boris Dambly assisté de Sébastien Corbière
construction Marion Garaud
création sonore Geoffrey Sorgius
création lumière Matthieu Ferry
costumes Raffaëlle Bloch assistée de Juliette Gaudel
conseils dramaturgiques Adeline Rosenstein et Roumen Tchakarov
traduction Françoise Morvan et André Markowicz
photos Boris Dambly et Michel Boermans

production Premiers actes / travaux publics
coproduction Théâtre Océan Nord, Bruxelles - Théâtre du Marché aux Grains, Bouxwiller
avec le soutien du Ministère de la Culture / DRAC Alsace et de la Région Alsace
et la participation artistique du Jeune Théâtre National
DATES PASSÉES
01/02/17 - 20h30
Théâtre Antoine Vitez - Aix-en-Provence
31/01/17 - 20h30
Théâtre Antoine Vitez - Aix-en-Provence
06/11/15 - 19h00
Relais culturel régional - Thann
25/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
24/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
23/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
22/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
21/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
20/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
18/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
17/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
16/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
15/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
14/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
13/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
11/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
10/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
09/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
08/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
07/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
06/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
05/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
04/07/15 - 22h30
Collège de la Salle - Festival Off d'Avignon
28/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
27/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
26/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
25/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
24/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
21/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
20/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
19/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
18/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
17/03/15 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
01/04/14 - 20h30
Théâtre du Marché aux Grains - Bouxwiller
31/03/14 - 11h00
Théâtre du Marché aux Grains - Bouxwiller
29/03/14 - 20h30
Théâtre du Marché aux Grains - Bouxwiller
12/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
11/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
10/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
09/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
08/10/13 - 11h00
Théâtre Océan Nord (scolaire) - Bruxelles
05/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
04/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
03/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
02/10/13 - 19h00
Théâtre Océan Nord - Bruxelles
01/10/13 - 19h00
(PREMIERE) Théâtre Océan nord - Bruxelles
Tchekhov est notre contemporain

Il y a dans cette pièce de jeunesse – Tchékhov a écrit Platonov à 18 ans – une fougue échevelée qui se déverse ici avec une sève éblouissante (…). Pas de chichi dans les costumes ou les décors : quelques plantes ébouriffées évoquent la steppe et quelques bureaux d’écolier convoquent le microcosme de notre Platonov, brouillon de génie devenu maître d’école par nonchalance. Même l’éclairage est crû, affectionnant la semi-clarté pour déployer l’histoire d’un naufrage annoncé et rehausser la lumière noire qu’irradient les personnages.

Celle de Platonov d’abord, séducteur insatiable, ne vivant que pour l’instant présent, aimant toutes les femmes sans se satisfaire d’une seule, et certainement pas de sa « petite paysanne » d’épouse. Fabien Magry est brillant dans la peau de cet homme autodestructeur, tantôt flamboyant, tantôt pathétique de lâcheté, torturé par ses désirs contradictoires. Toutes les femmes tombent dans ses bras, à commencer par la veuve du Général, aristocrate à la tête d'un domaine en faillite. Emilie Maréchal est cette femme ivre d’amour, bourgeoise oisive, marionnettiste de ce petit monde en décomposition.

Le reste de la distribution porte la même ferveur, indolente ou désespérée, navigant d’histoires d’amour en histoires d’argent, d’envie d’ailleurs en envies d’alcool, de légèreté forcée en crise de nerfs. Tout est, dans le jeu des comédiens, d’une alchimie étonnante, qui pare ce microcosme agonisant de tendresse ou de drôlerie.

CATHERINE MAKEREEL, LE SOIR



Thibaut Wenger livre, après "Woyzeck", sa vision de "Platonov", œuvre de jeunesse bouillonnante et brouillonne.
Critique de Marie Baudet, La Libre Belgique, 3/10/2013

C’est un jeune homme de dix-huit ans qui, en 1878, entame la rédaction de cette pièce. Anton Tchekhov en confiera le manuscrit à une actrice, qui elle-même doit le remettre au directeur du Théâtre Maly, à Moscou. Refusé, "Platonov" ne sera retrouvé que plusieurs années après la mort de l’auteur.

C’est un parti pris adolescent qu’affirme Thibaut Wenger pour livrer l’œuvre aujourd’hui : "J’aime l’insolente liberté de cette écriture […], fulgurante et passionnée, foisonnante et accidentée. Elle me porte comme l’énergie rimbaldienne de ‘Pierrot le fou’ chez Godard, j’y trouve une jeunesse en théâtre."

Le jeune metteur en scène note "l’impossibilité d’en finir", le chaos de cette matière dont s’emparent de jeunes acteurs. Un projet de troupe.

L’entame de "Platonov (ou presque)" s’en fait d’ailleurs l’écho. Tirant parti des dimensions particulières de la salle, la scénographie de Boris Dambly fait du fond du plateau la maison de campagne où la jeune veuve Anna Petrovna invite chaque été une compagnie d’amis. C’est au gré d’un brouhaha joyeux et enfumé qu’on entre dans le spectacle, faisant peu à peu connaissance avec les différents membres de cette communauté, découvrant les attirances, les jeux de séduction, les inimitiés.

A l’épicentre de ce petit monde, un certain Platonov concentre les attentions. Magnétique, téméraire, ivre, charmeur, cruel, joueur, sale gamin capricieux et bel homme désinvolte, il enlace et rejette, fait languir et s’incline, insulte et supplie.

Fabien Magry - passé par le Cours Florent à Paris et l’Insas à Bruxelles - donne à ce Micha-là sa stature et sa mollesse, ses élans et sa fourberie, ses injonctions terribles ("marche ! détruis ! piétine ! souille !") et ses questions désespérées ("Pourquoi ne vivons-nous pas comme nous pourrions ?"). Un Platonov exemplaire, irritant et délicieux, qui pourrait faire date.

Autour de lui, Marie Luçon, Tristan Schotte, Nathanaëlle Vandermissen, Joséphine de Weck, Mathieu Besnard, Nicolas Patouraux, Marcel Delval, Laetitia Yalon, Emilie Maréchal, Emile Falk-Blin composent une distribution à la fois cohérente et hétéroclite.

Facétie et désespoir

"Un lendemain de fête, entre Feydeau sous acide et Don Juan triste" : la description liminaire de Thibaut Wenger reste juste au bout de près de quatre heures où facétie et désespoir auront avancé ensemble. La mise en scène ose les longueurs, les langueurs, tout en privilégiant la prestesse du phrasé, vécu, bougé, lancé, pleuré et ri.

L’ensemble dépeint une jeunesse dont la révolte plie devant le désir et la frustration. Un monde révolu peut-être et pourtant livré avec la justesse outrée du temps présent. Avec ses faux raccords assumés, son humour obstiné et ses larmes.
Thibaut Wenger livre, après "Woyzeck", sa vision de "Platonov", œuvre de jeunesse bouillonnante et brouillonne.
Critique de Marie Baudet, La Libre Belgique, 3/10/2013

C’est un jeune homme de dix-huit ans qui, en 1878, entame la rédaction de cette pièce. Anton Tchekhov en confiera le manuscrit à une actrice, qui elle-même doit le remettre au directeur du Théâtre Maly, à Moscou. Refusé, "Platonov" ne sera retrouvé que plusieurs années après la mort de l’auteur.

C’est un parti pris adolescent qu’affirme Thibaut Wenger pour livrer l’œuvre aujourd’hui : "J’aime l’insolente liberté de cette écriture […], fulgurante et passionnée, foisonnante et accidentée. Elle me porte comme l’énergie rimbaldienne de ‘Pierrot le fou’ chez Godard, j’y trouve une jeunesse en théâtre."

Le jeune metteur en scène note "l’impossibilité d’en finir", le chaos de cette matière dont s’emparent de jeunes acteurs. Un projet de troupe.

L’entame de "Platonov (ou presque)" s’en fait d’ailleurs l’écho. Tirant parti des dimensions particulières de la salle, la scénographie de Boris Dambly fait du fond du plateau la maison de campagne où la jeune veuve Anna Petrovna invite chaque été une compagnie d’amis. C’est au gré d’un brouhaha joyeux et enfumé qu’on entre dans le spectacle, faisant peu à peu connaissance avec les différents membres de cette communauté, découvrant les attirances, les jeux de séduction, les inimitiés.

A l’épicentre de ce petit monde, un certain Platonov concentre les attentions. Magnétique, téméraire, ivre, charmeur, cruel, joueur, sale gamin capricieux et bel homme désinvolte, il enlace et rejette, fait languir et s’incline, insulte et supplie.

Fabien Magry - passé par le Cours Florent à Paris et l’Insas à Bruxelles - donne à ce Micha-là sa stature et sa mollesse, ses élans et sa fourberie, ses injonctions terribles ("marche ! détruis ! piétine ! souille !") et ses questions désespérées ("Pourquoi ne vivons-nous pas comme nous pourrions ?"). Un Platonov exemplaire, irritant et délicieux, qui pourrait faire date.

Autour de lui, Marie Luçon, Tristan Schotte, Nathanaëlle Vandermissen, Joséphine de Weck, Mathieu Besnard, Nicolas Patouraux, Marcel Delval, Laetitia Yalon, Emilie Maréchal, Emile Falk-Blin composent une distribution à la fois cohérente et hétéroclite.

Facétie et désespoir

"Un lendemain de fête, entre Feydeau sous acide et Don Juan triste" : la description liminaire de Thibaut Wenger reste juste au bout de près de quatre heures où facétie et désespoir auront avancé ensemble. La mise en scène ose les longueurs, les langueurs, tout en privilégiant la prestesse du phrasé, vécu, bougé, lancé, pleuré et ri.

L’ensemble dépeint une jeunesse dont la révolte plie devant le désir et la frustration. Un monde révolu peut-être et pourtant livré avec la justesse outrée du temps présent. Avec ses faux raccords assumés, son humour obstiné et ses larmes.
DOSSIER DE DIFFUSION (PDF)
FICHE TECHNIQUE (PDF)
SYNOPSIS
CRÉDITS
DATES
+
Mise en scène
Thibaut Wenger
+33 (0) 682 11 22 87
+32 (0) 488 228 929
thibaut@premiers-actes.eu

Diffusion
Marie-Sophie Zayas
+32 (0) 479 56 78 43
marie-sophie@premiers-actes.eu
France
Association Premiers Actes
71b rue du 9e Zouaves
68140 Munster
Compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture / DRAC Alsace

Belgique
Premiers actes asbl
rue Vandeweyer 63-65
1030 Bruxelles
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