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Ateliers d’écriture intergénérationnels dans l’agglomération mulhousienne animés par Magali Mougel, en collaboration avec Nina Blanc et Thibaut Wenger pour les mises en voix. Restitution et rencontre le 20 mai à l’Espace 110 à Illzach.
C’est la fête, Magali Mougel / Thibaut WengerEn répétitions à Bussang, Fribourg, Mulhouse et Bruxelles - création le 15.09.2025!
Débusqué·e, résidence dans le Val d’argentAteliers en forêt pour les 7-11 ans avec Jean-Baptiste Calame, Nina Blanc et Claire Schirck. D’autres rdv à venir durant toute la saison 26-27!
Saison 26-27Le calendrier est en ligne!
Ecrire avec Magali MougelAteliers d’écriture intergénérationnels dans l’agglomération mulhousienne animés par Magali Mougel, en collaboration avec Nina Blanc et Thibaut Wenger pour les mises en voix. Restitution et rencontre le 20 mai à l’Espace 110 à Illzach.
C’est la fête, Magali Mougel / Thibaut WengerEn répétitions à Bussang, Fribourg, Mulhouse et Bruxelles - création le 15.09.2025!
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Étincelles
Je parie que ce sera le plus bel été de ta vie. » Ce sont les derniers mots que la mère de Malte lui glisse avant de le laisser à l’entrée du camp de vacances. Dans ce lieu mystérieux dirigé par l’énigmatique Arthur McPush Cooperation, les esprits les plus brillants du pays se retrouvent dans un monde sans adultes. Nerds, marginaux, surdoués, ils passent leur été à diviser les atomes, mémoriser des partitions de Mozart ou chercher à rompre le continuum espace-temps. Malte, lui, se sent à côté. Il ne sait pas pourquoi il est là. Il se pense banal, sans talent. Mais l’enfant terrible Ryan Baker, le génie universel Daze, dont le genre n’est pas précisé et la mécanicienne expérimentée Eselda le prennent sousleurs ailes et ensemble les quatre amis découvrent rapidement que l’Arthur McPushCooperation poursuit un étrange projet qui va changer le cours de leurs vies…
Étincelles parle à une génération en quête de sens, d’identité et de modèles et pose aux adolescent⋅e⋅s d’aujourd’hui une question essentielle : Qui décide de notre avenir et comment pouvons-nous le reprendre en mains ?
En cours de production
Début des répétitions en 2027
mise en scène Nina Blanc
avec Gaspard Raymond, Lena Dia (en cours)
scénographie et costumes Claire Schirck
commande de traduction à Joséphine de Weck
Réinventer l’aventure
Quand j’ai découvert Étincelles, quelque chose a immédiatement raisonné en moi. Peut-être parce que j’aurais aimé lire cette histoire adolescente. Peut-être parce que je reconnais, dans ces personnages qui doutent, cherchent, s’affirment, quelque chose que nous avons tous·tes traversé. Peut-être aussi, parce que ce texte parle de notre monde avec une acuité troublante : qui contrôle le savoir, l’avenir, nos rêves ?
Ré-interprétation queer et contemporaine des romans d’aventure, Étincelles se trouve à la frontière entre le monde pop-post-apocalyptique des enfants de la mini-série Anna (Niccolò Amaneti) et la bande des 5 amis de la BD Seuls (Gazzotti et Vehlmann). Ici, pas de héros solitaire qui triomphe par sa seule intelligence, mais un groupe d’enfants aux talents divers, qui avancent ensemble.
Ce texte m’a frappé par sa manière d’allier l’intime et le politique, l’aventure et la réflexion, sans jamais perdre son énergie, ni son humour. Ce n’est pas une pièce qui assène des vérités, mais une pièce qui questionne, qui bouscule, qui insuffle du mouvement. C’est une fable d’émancipation.
Ce qui m’a fascinée, c’est sa forme : une succession de fragments qui s’assemblent sous nos yeux, comme un puzzle qui se construit, scène après scène. Chaque séquence fonctionne comme une vignette de bande dessinée : un flash, un instant suspendu, une avancée brutale. On change d’espace en permanence, passant d’un laboratoire à une forêt, d’un dortoir à une salle d’un blanc infini. Tout est en perpétuel mutation.
Les personnages sont à la fois narrateurs et protagonistes : ils racontent l’histoire, l’incarnent, se transforment en d’autres figures, puis reviennent à eux-mêmes. Cette oscillation permanente entre récit et incarnation crée une tension théâtrale puissante, un jeu d’équilibre entre le présent de la représentation et celui de la fiction.
Réinventer l’aventure, c’est chercher d’autres chemins, questionner l’ordre établi, oser la transformation.
Monter étincelles, c’est donner corps à cette effervescence, à cette énergie qui refuse de se laisser enfermer. C’est un théâtre du mouvement, de la métamorphose où rien n’est figé et où tout peut basculer d’une seconde à l’autre.
« Pour le pire et l’éternité »
Étincelles pose aux adolescent·e·s d’aujourd’hui une question essentielle : qui décide de notre avenir, et comment le reprendre en mains ?
Dans une colonie « sans parents », un groupe s’invente des règles, des rituels, des responsabilités - et découvre combien « prendre soin » peut vite se confondre avec « prendre pouvoir ». Ce n’est pas l’utopie d’une île déserte, mais l’épreuve du commun : des jeunes qui parlent en leur nom et décident - ou pas - de s’opposer au récit qui voudrait décider pour eux.
Ce point de départ dialogue avec l’histoire des républiques d’enfants apparues en Europe après la Seconde Guerre mondiale (Benposta, Moulin-Vieux…). Dans ces communautés souvent autogérées, on pratiquait la citoyenneté : assemblées, responsabilités tournantes, règles discutées. Loin de toute nostalgie, Étincelles traite cet héritage comme une boîte à outils contemporaine : organiser le commun, produire du droit, inventer des contre-pouvoirs.
Au cœur du camp, Arthur McPush Cooperation promet l’émancipation - innovation, optimisation, dépassement de soi. Mais cette promesse resserre les possibles : scoring des comportements, récompenses, bienveillance conditionnelle. Arthur McPush est une figure-miroir de dirigeants techno-capitalistes qui captent l’attention, contrôlent des plateformes où s’écrivent nos récits et côtoient le pouvoir politique. La question qui traverse la pièce reste simple et décisive : qui décide, et au nom de quoi ?
La pièce de Till Wiebel est une ode à la rébellion douce, à la force de l’imagination et du doute. Il suffit d’une étincelle pour lancer un départ, et cette étincelle se transmet. Alors que les figures dominantes rêvent d’un monde entièrement sous contrôle, Étincelles rappelle qu’il y aura toujours des enfants pour questionner, résister et ouvrir d’autres voies.
Nina Blanc
Recherche costumes et scénographie
J’imagine la colonie comme un archipel de tentes vives, de buttes souples et un petit bloc “lab” rassemblés à l’intérieur d’une grande boîte blanche…
Ce blanc n’est pas neutre : c’est la boîte d’Arthur McPush, un espace de projection et de lumière qui observe, calibre, prétend protéger. Le contraste organique vs. clinique structure le plateau, avec des coupes nettes de lumière/vidéo qui créent des sauts de plan. Les éléments restent légers et reconfigurables, pour que les acteur·ice·s déplacent les éléments à vue : on voit à la fois le pouvoir et la manière de le déjouer.
Claire Schirck


